Le premier échange, quai de la Mairie

Vous appelez le 04 20 84 73 51. Julien Martin décroche entre 8h30 et 17h30 du lundi au jeudi, jusqu'à 15h00 le vendredi, et jamais le week-end.

Comptez sept à douze minutes pour ce premier échange, parfois un peu plus si vous décrivez mal ce que vous avez sous les yeux, ce qui arrive à tout le monde et ne pose aucun problème à personne ici ; il note ce que vous lui racontez, un meuble qui bouge, une étagère qui plie sous les livres, une porte de placard qui ferme mal depuis des années, et il vous laisse parler jusqu'au bout sans vous interrompre pour vous vendre quoi que ce soit.

Il vous demande trois choses simples, dans cet ordre : ce que l'objet doit faire ensuite, s'il doit rester visible dans une pièce de vie ou disparaître dans un cellier, et si vous avez une contrainte de place, un mur de 2,40 m sous un plafond de 2,70 m par exemple.

Une chose ne se fait pas au téléphone.

On ne chiffre pas un meuble sans l'avoir vu ou sans en avoir une description écrite, parce que le bois est un matériau vivant et qu'une planche de chêne de 30 mm ne se travaille pas comme un panneau de 18 mm, ce que beaucoup de clients découvrent trop tard ailleurs. Nathalie Dubois, qui suit les devis, rappelle en général dans les 48 heures ouvrées, et si vous avez appelé un mardi matin, vous avez une réponse avant le jeudi soir.

Le premier échange, quai de la Mairie

Ce qu'il faut préparer avant le rendez-vous

Trois documents accélèrent tout. Un croquis à main levée, même maladroit, avec les cotes en centimètres. Une photo de l'endroit, prise au téléphone, où l'on voit le sol et le mur. Et la liste de ce que vous voulez ranger, parce qu'un meuble à chaussures ne se dessine pas comme une bibliothèque.

Un client du quartier Gambetta est venu l'an dernier avec une photo prise de son couloir, large de 1,12 m, et il voulait une banquette avec un rangement dessous. La photo a évité un déplacement inutile. Le devis est parti le jour même.

Pour la restauration, c'est différent. Camille Vincent, qui mène les travaux, demande à voir la pièce avant de dire quoi que ce soit, car une commode du XIXe siècle qui a passé dix ans dans une cave de la rue Nationale n'a pas le même bois qu'une commode restée dans un appartement chauffé, l'humidité laissant des traces profondes qui décident à elles seules de la méthode employée ensuite, et cela ne se devine pas sur une photographie même très nette.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez déposer la pièce au 96 quai de la Mairie. Nous sommes à sept minutes à pied de la station de tramway Arènes.

Le devis, et le moment où l'argent entre en jeu

L'argent se discute au devis, jamais avant. C'est une règle tenue depuis 1998. Tant que le devis n'est pas signé, rien n'est engagé, ni pour vous, ni pour nous, et vous pouvez changer d'avis sans rien devoir à personne, ce que peu d'ateliers acceptent aussi facilement.

Le devis arrive en deux à cinq jours ouvrés selon la complexité. Une étagère simple, deux jours. Un meuble sur mesure avec tiroirs, plutôt quatre. Une restauration, cinq, parce qu'il faut parfois démonter pour comprendre.

Le devis sépare toujours trois lignes. Les matériaux, avec l'essence et l'épaisseur. La main-d'œuvre, avec le nombre d'heures estimé. Et les finitions, huile ou vernis, selon l'usage de la pièce. Un meuble de salle de bain ne reçoit pas la même finition qu'une table de salle à manger, et cette différence se voit au bout de deux hivers seulement.

Aucun acompte n'est demandé à la signature. Le règlement se fait à la livraison, une fois que vous avez vu et touché l'objet. Pour les pièces de plus de 1 500 euros, un échelonnement en deux fois est possible, écrit noir sur blanc sur le devis.

Les délais, atelier par atelier

Comptez deux à trois semaines entre la signature et le début du travail à l'atelier, ce délai dépendant de la file en cours et non de notre bonne volonté ; en octobre et novembre il s'allonge, parce que les gens préparent l'hiver et les fêtes, tandis qu'en février il raccourcit nettement, parfois jusqu'à dix jours seulement.

La fabrication elle-même prend cinq à quinze jours ouvrés. Une étagère droite, cinq jours. Un meuble à tiroirs avec façades ajustées, douze. Une restauration lourde, quinze, parce qu'il faut laisser sécher entre les étapes.

La finition ajoute deux à quatre jours. L'huile dure demande plus de temps que le vernis, mais elle se répare mieux. Camille Vincent vous explique ce choix au moment du devis, pas après.

Entre le premier appel et la livraison, une commande courante prend donc quatre à six semaines, et pour un meuble simple en chêne massif on est souvent sur la fourchette basse, tandis qu'un ami menuisier installé à Marguerittes, qui travaille seul dans son garage, met le double de ce temps pour un résultat comparable. Nous avons l'atelier et trois paires de mains. Cela change tout.

La livraison et après

Nous livrons dans Nîmes et dans un rayon de 30 km, ce qui couvre Caissargues, Bouillargues, Marguerittes et Rodilhan. Au-delà, c'est à étudier au cas par cas, et le transport se facture séparément.

La livraison dure une heure à une heure et demie pour un meuble, plus si l'accès est compliqué. Un escalier étroit sans ascenseur, comme on en trouve dans le centre ancien, ajoute trente minutes. Prévoyez quelqu'un pour ouvrir, et dégagez le passage la veille.

Une fois posé, vous avez quatorze jours pour signaler un problème : un tiroir qui frotte, une porte qui baille, une teinte qui ne correspond pas à l'échantillon vu en atelier. Nous repassons.

Ce n'est pas une garantie commerciale, c'est simplement la suite normale du travail.

Pour les petites réparations, Camille Simon, qui gère l'administration, planifie les retours d'atelier le mardi et le jeudi ; un rendez-vous se prend par téléphone, et il faut compter dix jours d'attente en moyenne, un peu moins en début d'été, un peu plus à la rentrée de septembre, quand tout le monde rentre et veut remettre en état ce qui a servi tout l'été dehors.

Le site sirkeerhubio.click liste les horaires et l'adresse exacte. L'opérateur est Sirkeerhubio EURL, 96 quai de la Mairie, 30900 Nîmes. Aucun autre atelier n'existe.